dimanche 13 avril 2008, par Véronique
Vous avez déjà 2 enfants, mais le temps est passé si vite, vous avez bien envie d’un autre bébé, et puis plus on est de fous plus on rit ; d’un autre côté, 3 enfants, çà vous fait peur, çà coûte cher...Cet article est donc pour vous.
Nous allons essayer de vous dire ce qui change avec 3 enfants.
Tout d’abord, c’est un cap psychologique : vous entrez alors dans le club des familles nombreuses, et quittez celui de la famille moyenne française. Les parents de 3 enfants se sentent parfois hors-normes, car le regard des autres change. Vous ne faîtes qu’un seul enfant , vous serez taxez d’égoïsme ; vous en faîtes 2 : c’est parfait ; mais si vous osez passer à 3 : quelle inconscience !(4 ? n’en parlons même pas !) . Cette réaction s’explique par le fait que dans une famille de 3 enfants, il y a plus d’enfants que d’adultes : cela peut sembler déroutant, voire effrayant. Et les plupart des gens qui porte un regard critique sur ces familles sont de ceux qui ne ce seraient pas senti capables de faire la même chose. N’écoutez donc que votre propre opinion ; après tout, c’est vous qui aurez la charge de ses enfants, et pas votre voisine, votre belle-mère ou vos collègues de travail.
Et cette charge, quelle est-elle ? Disons logiquement que tout augmente d’1 tiers : lavage, repassage, repas...Ce n’est pas anodin, mais il me semble que passer de 1 à 2 enfants est un cap bien plus difficile, puisqu’il faut alors apprendre à s’occuper de 2 enfants à la fois. Ainsi, lorsqu’un 3ème arrive, vous vous êtes déjà transformée en wonderwoman. Vous savez déjà que tout repose sur l’organisation, et la vôtre devra être encore plus solide. C’est peut-être çà la différence : avec 3 enfants, les erreurs d’organisation ne pardonnent pas, il est indispensable de tout organiser à l’avance, un peu comme lorsqu’on gère une entreprise ; dans le cas contraire, vous serez vite débordée. D’un autre côté, en passant à 3 enfants, la plupart des parents deviennent moins maniaques : ils repassent moins, lavent un peu moins (loin de moi l’idée que les parents de famille nombreuse sont alors de moins bons parents, bien au contraire) ; en fait, ils se concentrent sur l’essentiel, et s’en font moins pour les détails (un art de vivre ?).
Et l’argent ?Quoi l’argent ? Est-ce cela le plus important dans la vie ? Vaut-il mieux avoir un frère/une sœur ou plus d’argent ? Il est vrai qu’il faut de l’argent pour vivre, mais le 3ème enfant coûte moins cher que les précédents. Il faudra peut-être se priver de certaines choses, mais lorsque vous verrez l’affection et la complicité qui existent entre vos 3 enfants, vous ne regretterez rien. Dans une famille nombreuse, les enfants apprennent en général plus tôt que les autres la notion de partage et la valeur des choses : est-ce un mal ? En cela, faire une famille nombreuse est un choix de vie ; d’ailleurs, la plupart des familles de 3 enfants et plus ne sont pas celles qui ont le plus d’argent.
Alors, dans quel cas doit-on faire un 3ème enfant ? Je dirai quand on en a très envie, tout simplement.Les gens critiqueront un peu, les tâches ménagères seront un peu plus importantes, le budget sera un peu plus serré ; mais si vous en avez envie, que votre regard brille quand vous regardez vos enfants, que vous n’hésitez pas à vous asseoir sur le tapis pour jouer avec eux, que vous adorez les emmener en balades..., alors n’hésitez pas. Ce qu’il faut aux enfants (surtout s’ils sont nombreux), ce ne sont pas des affaires bien repassées, ou de l’argent sur le compte en banque, c’est que leurs parents leur donnent de l’affection (çà, c’est facile) et du temps (ç’est le plus difficile dans notre société, et c’est peut-être le secret d’une famille heureuse). Je ne veut pas dire qu’un des deux parents doit obligatoirement s’arrêter de travailler ; tout est une question de choix et d’organisation du quotidien : certains parents travaillant à plein temps donnent beaucoup de temps à leurs enfants (ils peuvent passer le début de soirée -18h30-19h30-à donner un bain, à rigoler, à jouer avec leurs enfants) ; au contraire, d’autres parents s’arrêtent de travailler, mais n’ont pas beaucoup de moments de complicité avec leurs enfants. Ne culpabilisez pas de choix, mais ne faîtes une famille nombreuse que si vous en avez vraiment Envie, et que si vous en acceptez les contraintes.
N’oubliez pas : des contraintes, mais aussi des compensations. Ecoutez votre coeur. Et quelque soit votre choix (1,2,3 enfants ou plus), bonne chance, car le chemin ne sera jamais de tout repos.